25 avril 2024
Récits

Samoëns 2019

Prologue

C’est à la fin de la foire…

Repoussé à la 3ème semaine de juin, c’est par ce début de maxime que le séjour à Samoëns s’annonçait, sous des auspices à priori peu favorables, Dame météo avait décidé de nous jouer quelques caprices.

Après un hiver plutôt morose et un début de saison du même acabit il nous tardait quand même de retrouver la joyeuse équipe, une fois de plus, au chalet du Giffre.

Quelques nouvelles têtes ramenées par Christophe et Didier allaient même compléter la bande pour cette courte semaine.

Samedi 15

Jour J. Rendez vous est donné à 07h00 à Airvault pour le départ des deux navettes. Certains ont pris la route de Paris ou d’ailleurs pour un trajet en solo et Didier/Marie No, comme d’habitude, doivent récupérer la troisième navette à Annemasse.

07H01 mise en route. Avec Jacky aux commandes, l’heure c’est l’heure.

On roule quelques heures, et on attaque la RCEA. L’itinéraire est bien connu. Petite pause-café à Guerret, on est dans les temps, malgré une météo de fin du monde.

Oups… gros bouchon au niveau de Moulins. Des kilomètres de voitures et de poids-lourds qui semblent à l’arrêt. Les panneaux lumineux nous indiquent qu’une semi-remorque est en feu et nous forcent à emprunter la déviation mise en place. Nous roulons plein sud sous la pluie. Les smartphones s’agitent dans la navette car la route semble bloquée sur plusieurs dizaines de kilomètres. Maps, Waze, tout y passe… On choisit, démocratiquement, de suivre la déviation qui nous fera transiter par Roanne, Tarare et Lyon (+91 km.). Un choix en définitive pas très éclairé car la route était bien rouverte quelques kilomètres après l’accident, permettant à la seconde navette, plus avisée, de nous devancer d’une bonne heure.

18h00. Nous voilà enfin arrivés, après 11 heures de route. On retrouve et on embrasse ceux qu’on n’avait pas vus le matin, le séjour peut commencer.

Thierry, notre nouveau cuisinier prend possession de son antre, tandis que tout le monde trouve sa chambre, s’affaire et s’installe.

19H00. Apéro ! L’heure c’est l’heure, faut pas plaisanter avec ces choses-là.

On se demande tous un peu comment notre cuistot s’en sort, 30 personnes, faut quand même gérer. Mais on se fait rappeler à l’ordre à 21h, direction les tables, le dîner est prêt. Pile à l’heure. Côtes de porc / pâtes. Notre Chef est plutôt serein, pas l’ombre d’un stress. On passe à table. La vache, … mais c’est super bon ! on se rassasie. Ça promet pour la suite.

On traîne un peu. Pierrot, comme de coutume, nous a ramené quelques bocaux de cerises qu’on s’empresse de goûter. 5 fruits et légumes par jour qu’ils disent… On parle parapente, entre parapotes, on refait un peu le monde, on est bien.

Dimanche 16

Il fait beau. Direction le petit dej.

Jacky aux commandes. Pain frais, confitures et broyés maisons amenés par quelques-uns, café, chocolat, thé, beurre salé, beurre doux, jus d’orange, fruits, la totale, comme d’habitude. On commence à connaître le sérieux de la logistique.

On profite de la météo clémente pour enchainer deux petits vols du matin.

Buffet froid le midi, classique, et on y retourne pour quelques vols de l’après-midi dans des petits thermiques bienvenus, suivis d’un joli vol du soir profitant d’une timide restitution, pour clôturer la journée de vol.

L’orage annoncé reste accroché à quelques lointains reliefs, nous épargnant pour cette sympathique journée. Pourvu que ça dure.

Une bonne douche fraîche après ces 3, 4 ou 5 vols.

19H00. Apéro ! L’heure c’est l’heure, faut quand même pas plaisanter avec ces choses-là…

Le séjour est bien lancé, belle petite journée de vol, on se détend.

21h00. A taaaable !!!

Blanquette de veau / riz. Fromage, tarte, café. Tout le monde se régale.

On traîne un peu après manger, cerises, et on refait le monde. Après tout, il ne s’est pas fait en un jour, il nous faudra bien une semaine à nous pour le refaire…

Lundi 17

Petit déjeuner englouti, on fait un point météo.

Peut être la meilleure journée de la semaine, qui s’annonce de plus en plus chargée pour les jours à venir. Profitons-en.

Une expédition se forme pour la Tête des Saix, 500m de dénivelé, 1h30 de marche avec les sacs sur le dos. T-shirt de rechange, bouteille d’eau. En route.

Il fait chaud, la montée est raide. Privé de Sherpa, Olive préférera décoller à mi-hauteur, direction l’attéro, sous sa Diamir 2, la voile qui descend de la montagne.

Là-haut la récompense est au rendez-vous. Le panorama est grandiose, splendide vue sur le Mont-Blanc et sur les sommets environnants.

On apprend qu’un pilote qui nous précède vient de se brancher sur Trapechet. Pas de bobo, mais l’hélico est annoncé à la radio et vient écourter le vol des quelques malchanceux qui enroulaient tout juste leur thermique salvateur.

On temporise et on décolle enfin du petit col encore enneigé, direction les faces est, où deux vautours qui enroulent nous indiquent le chemin. On envisage de sortir de la vallée par les Grands Vans (domaine de Flaine) mais il nous manque 200/300m pour être à l’aise. Chouette balade dans le bocal.

Pause déjeuner et nouveau vol de l’après-midi, où le thermique du déco permettra à plusieurs de remonter la crête et rejoindre la Tête des Saix, cette fois ci en volant.

Les vols s’enchaînent jusqu’au soir, chacun à son rythme et selon ses envies.

A la douche. La montée à pieds du matin nous a rincés.

Sandrine et Eliane arrivent dans l’après-midi. S’en suit le traditionnel “J’aime pas les nouveaux..!”, lancé avec un rire canaille mal dissimulé, juste histoire de tester un peu le degré de sérieux des recrues et décoincer tout ça.

19H00. Apéro ! L’heure c’est l’heure. Non non, faut pas plaisanter avec ces choses-là…

21h00. Le repas est prêt. Poulet basquaise / purée. Ça parait simple, mais c’est bien fait et la purée est à tomber. On se régale.

Quelques cerises nous aident dans notre croisade pour refaire le monde, la tâche est rude mais l’équipe vaillante.

Mardi 18

Il fait encore beau !

Petit dej avalé, on tire des plans. Le fond de vallée est un peu à l’ombre. Pas grand-chose à faire sauf à trouver des faces est dans le coin.

Bourgeoise ?? … Bourgeoiiiiiise !!!

On remplit deux navettes et on se retrouve ½ heure plus tard au déco.

C’était bien le bon plan. On arrive presque tous à s’extraire, avec plus ou moins de facilité. 2700m à la Pointe d’Angolon. Le voile qui se forme dissuadera quand même les plus téméraires de basculer vers Morzine, en raison d’une vache quasi assurée. Joli vol dans le bocal qui nous ramène pile à l’heure du déjeuner.

Début d’après-midi. Le temps ne se charge pas tant que ça, c’est même très volable, et plutôt ouvert en entrée de vallée : direction Mieussy.

On y arrive sur le coup des 15h. C’est une fois encore le bon plan. Plusieurs groupes sont déjà là, et un stage cross Airone se met en l’air à notre arrivée. On observe vite fait, on se prépare, quelques passages d’ombre rythment les décollages, tout le monde est en l’air à 15h30. Ça monte devant le déco, plus ou moins, mais comme souvent à Mieussy, direction Rovagne. Ça monte bien, parfois musclé même. Plafond à Rovagne et un détour par Haute Pointe pour la plupart, suivi du Marcelly, et retour Samoëns, annoncé à la radio pour permettre aux précieux navetteurs de se remettre en route, ramassant au passage les quelques ouailles égarées. Petite Bourgeoise au retour pour les plus motivés et attéro. Chouette vol.

19h00, toujours pas d’orage en vue. Une petite navette se forme pour une fléchette Les Saix / Le Criou, histoire de profiter de la restitution du soir. Montée douce et facile pour un vol tout tranquille aux 3/4 du sommet. Petite pensé pour Damien en passant.

Retour au chalet à 20h30, finalement bien contents d’avoir profité d’une journée meilleure que prévue et de se jeter sous la douche.

Apéro ! Faut vraiment pas plaisanter avec ces choses-là…l’heure c’est l’heure, et là on est franchement à la bourre.

21h00. Le chili con carne agrémenté de quelques tortillas faites main remplit bien les estomacs. Ya pas à dire, Thierry sait faire à manger.

On traîne un peu le soir, on se charrie, on se marre, on refait le parapente, super journée.

Mercredi 19

Le temps est moyen.

Ça devrait quand même voler, mais le vent météo est annoncé forcissant, ouest / sud-ouest. Et Samoëns, quand c’est ouest, ben c’est pas terrible…

On file au déco des Saix une fois le traditionnel petit dej englouti, petit plouf du matin tranquille.

Rien de bien mieux l’après-midi. Activité rando, via ferrata ou pliage de secours.

La tentative de l’après-midi aura raison des meilleures volontés. Les trois fusibles rejoignent fissa l’attéro après s’être fait gentiment secouer et même Grand Tof pourtant déplié renonce. Et quand Grand Tof renonce, c’est que c’est moyen.

Ben oui, Samoëns quand c’est ouest, c’est pas terrible… on vous l’avait dit.

Chacun s’occupe comme il peut, ça lit, ça joue à la belote, petite lessive, douche, télé.

19H00. Apéro ! L’heure c’est l’heure, faut toujours pas plaisanter avec ces choses-là…

21h00. Tartiflette. On se régale une fois encore. C’est léger, diététique, et ça se mange sans faim… enfin presque, … mais c’est super bon.

On traîne encore le soir. On s’amuse à brancher Didounet sur des histoires de requins, de gilets jaunes, de cheminots, d’écologie, toussa… manquerait plus qu’on parle politique…

Jeudi 20

Il pleut. La météo est annoncée orageuse, mais ça devrait quand même se dégager.

Petit déjeuner tranquille. On ne se presse pas.

Gabriel et Grégory, en stage init depuis le début de la semaine, arrivent quand même à voler. Tout comme la veille où ils ont également pu passer 2 grands vols.

Fin de matinée, l’entrée de vallée semble encore se dégager, comme l’avant veille. On planifie un départ Mieussy pour le début d’après-midi et on charge les voiles après un rapide déjeuner.

14h30 sur place. On se prépare et on se met rapidement en l’air. Le fond de vallée n’inspire pas forcément confiance et les conditions à Rovagne sont désagréables, le vent météo n’arrange pas les choses. La thermique du décollage s’éteint et piège ceux qui ont un peu tardé à monter. Pour les plus chanceux c’est un retour sur Samoëns à fond de balle, via le Marcelly, toujours aussi grandiose. Deux fois dans la semaine c’est quand même pas mal.

Finalement on aura encore une fois bien sauvé la journée.

19h00 : Bleuuuuuuuuu !!!

Offert par Didier qui fête son départ à la retraite.

Le bleu du jeudi c’est immuable, obligatoire, gravé dans le règlement. C’est un peu comme la vérif prévol pour le parapentiste, on n’y déroge pas. Enfin, j’me comprends…

La marmite peine tout de même à se vider, il faut dire qu’il y en a. Une petite attention pour Georges, qui nous accompagne par la pensée.

21h00 : Paella. Toujours dans la veine de ce que l’on mange depuis le début du séjour. Rien à redire. Cerise sur le gâteau, des omelettes norvégiennes joliment flambées en dessert. Tout juste parfait.

Quelques délicieuses cerises complèteront l’apport diététique en fibres, avant une nuit courte mais méritée.

Vendredi 21

Dernier jour.

La météo est tristounette. On s’est levé sous un déluge de pluie mais le temps s’est dégagé.

Quelques volants en profitent pour faire un plouf après que l’herbe ait un peu séché à l’attéro, histoire de ne pas trop mouiller les voiles.

Richard part pour un plouf mais se fait mal lors de son atterrissage, malgré les extraordinaires capacités de flare de sa Faïal, encore presque toute neuve. Il se casse le péroné et finira le séjour plâtré.

Christophe L. rivé sur son écran d’ordinateur suit la X-Alps depuis le début de semaine. Il calcule et recalcule, il en est certain, Il doit forcément passer par Samoëns. Peu à peu le tracé « GPS » se confirme, Il se dirige droit sur nous.

On déjeune vite fait et on monte une navette pour la bourgeoise. Et tout le monde sait bien sûr que la Bourgeoise c’est un site de l’après-midi.

On se rend compte que le temps joue contre nous et qu’Il avance très vite. La première navette arrive dans les temps et on l’aperçoit finalement débouler depuis le col des Hauts Forts. Christophe parvient à s’installer et à décoller en quelques minutes, se mettant en l’air juste au moment de son arrivée. Ils parviennent trouver de quoi enrouler et tous deux se retrouvent à notre niveau.

CHRIIIIGEEEEEL !!!

Le numéro 1 se paie le luxe de quitter son thermique et de venir nous raser en vol à quelques mètres du déco pour nous saluer et repartir poursuivre sa course. La grande classe. Christophe l’accompagne en vol et traverse la vallée jusqu’à Morillon où il le laisse se poser en haut de la station pour la suite de la course. Génial.

Cédric et Patrick se mettent ensuite en l’air et poseront sous une averse.

Retour au chalet en navette sous une pluie battante.

Belote.

Bravo à Clément qui décroche son théorique Pilote.

19H00. Apéro ! L’heure c’est l’heure, c’est pas le moment de plaisanter avec ces choses-là…

21h00 : On se régale des restes de la semaine, chacun sélectionnant son plat préféré.

On ne se couche pas trop tard, afin d’être en forme pour la route.

Samedi 22

Annonce du Président : Petit dej terminé à 08h00.

En langage Calci-Aire ça veut dire : soyez à table à 07h00 car on décolle à 08h00 maxi.

Et une fois n’est pas coutume. On remet rapidement le gîte en état, on balaie, on lave, on astique. En une heure tout est nickel, sandwiches faits et les derniers lève-tards parqués sur la seule et dernière table encore installée.

A 08h00 tout est chargé, paré, moteur tournant. On quitte Samoëns encore pleins de belles images en tête, de belles sensations et de belles rencontres.

Epilogue

Les journées de vol ont largement surpassé nos attentes, au regard de la météo initialement annoncée. Le cru 2019 a une nouvelle fois été une franche réussite, de jolis vols pour chacun, un super groupe, de franches parties de rigolade où même les plus timides se sont prêtés au jeu, le tout appuyé par une logistique hors pair.

Rendez-vous en juin 2020, vraisemblablement semaine 24.

Merci à tous, volez bien et surtout soyez prudents.

Récit signé Eric 🙂

Casting Samoëns 2019 :

  • Didier alias Didounet
  • Eliane
  • Olivier alias Olive, l’homme à la voile qui descend de la montagne
  • Martine et Richard alias Tic et Tac
  • Thierry C.
  • Clément
  • Christophe F. alias Grand Tof
  • Benoit
  • Marie Noëlle alias Marie no
  • Philippe alias Phiphi
  • Laurent alias Le Fils de Phiphi
  • Jacky alias Président
  • Sandrine
  • Patrick alias Choco
  • Christophe L.
  • Annabelle
  • Jean alias P’tit Jean
  • Pascale
  • Yves
  • Éric
  • Cédric
  • Rémi
  • Francis alias le docteur
  • Gabriel
  • Pierre alias Pierrot
  • Anthony alias Magdness
  • Grégory
  • Jean-Claude alias le moine
  • Thierry le cuistot