13 juillet 2024
ActualitésRécits

Séjour Samoëns 2024

C’est après un hiver humide et un printemps maussade que le séjour de Samoëns pointe enfin le bout de son nez. La semaine est calée du mercredi 05 juin au mercredi suivant, toujours au chalet du Giffre où nous avons nos habitudes, avec un rapport qualité prix imbattable.
La météo est annoncée moyenne, mais il en faut plus pour décourager la joyeuse équipée menée par notre GO habituel Jacky, formant un groupe de 25 pour ce cru 2024.

Mercredi 05 juin
Le départ est donné depuis Airvault à 7 heures, avec les deux navettes chargés au max, sacs de voyage, parapentes et cantines.


La route se déroule sans encombre ni ralentissement, avec un temps agréable que nous gardons tout le long du trajet, entrecoupé de quelques pauses café et déjeuner.
Nous arrivons à Samoëns sous un franc soleil peu après 15 heures, à l’heure prévue, où nous retrouverons Grand Tof, Francis et Petit Jean, qui nous ont précédés de quelques heures et sont déjà montés au plateau.
Nous savons tous que la semaine s’annonce tristoune, et les deux navettes sitôt vidées montent fissa au déco afin de sauver ce qui sera peut être la seule journée volable du séjour.
Arrivée au déco des Saix vers 16h pour une mise en l’air qui ne tarde pas.
Et c’est finalement pas si mal 🙂
Ploufs améliorés pour certains, petits tours du bocal pour d’autres via la tête des Saix, le Criou et la Bourgeoise, pour une bonne heure de vol.
Une fois posés on rentre tranquillou au chalet pour finir l’emménagement, profiter des rayons du soleil, apéro à 19h00, suivi d’un dîner bien mérité préparé par notre Thierry national.
Ouf, la semaine est sauvée !

Jeudi 06 juin
Un vent soutenu était annoncé, et bien présent, à dominante Sud-Ouest, rendant le décollage des Saix impraticable. On lance les deux navettes pour la Bourgeoise, seul spot local envisageable, afin d’aller tâter des conditions déjà bien installées (25-30 à la balise). Nous y retrouvons la plupart des candidats du coin.
Deux volants du groupe se mettent quand même en l’air, mais dissuadent les plus raisonnables qui n’ont pas envie de se faire peur ou mal. Une école (hollandaise ?) s’acharne à tenter de faire décoller ses élèves en multipliant les tentatives avec un vent largement au dessus de la limite envisageable, sous le regard agacé et médusé de Patrick, le gourou local, qui finira par décoller en mini voile afin d’enchaîner quelques wagas, assurant le spectacle.
Rien d’autre cette journée là.
Apéro le soir, accompagné de quelques flammekueche gentiment préparées par Francis (alias Helmut) nouveau venu qui nous vient du pays du Grand Tof.

Vendredi 07 juin
La journée s’annonce finalement meilleure que prévue, et nous parvenons à optimiser les différents sites avec des navettes qui montent à La Bourgeoise, aux Saix et enfin à Mieussy où les conditions s’améliorent.
Vols dans le bocal toute la journée, les conditions n’invitant pas à trop monter avec le vent météo toujours assez fort en altitude.
3 à 4 vols pour la plupart, sur trois sites différents, qui permettent au final de largement sauver la journée.
Les prévis du soir rendent la journée du samedi incertaine.
Apéro et repas.

Samedi 08 juin
Conditions toujours défavorables, comme prévu.
On s’active dès le petit déj sur les prévis météo, en vallée, en altitude, consultant les balises, le vent, les différents sites exploitables.
Rien d’envisageable en local.
Une navette se met en route pour Passy Plaine-Joux, souvent abrité, et permet quelques jolis ploufs en attendant mieux. Comme dit le dicton, faute de grives …


Les conditions à Mieussy s’améliorent d’heure en heure et nous nous donnons rendez-vous en début d’après midi avec la seconde navette, au déco du Pertuiset où la balise est optimale.
Ça sera la bonne option 🙂
Rovagne ne donne pas, mais le vent d’ouest permet de passer au dessus du déco et remonter tout le Marcelly en quasi soaring, permettant à quelques uns de passer bien au dessus, avec un bon 2400m, assurant de quoi rentrer très largement au bercail après un crochet par la Bourgeoise.
Retour au camp de base (en vol ou en navette).
Et une journée encore sauvée 🙂

Dimanche 09 juin
Petite journée. Les prévis ne laissent que peu de doute sur le déroulement des heures à venir et les conditions très orageuses prévues dès le début d’après midi n’ouvrent la perspective d’aucun site volable à une portée raisonnable.
Vols aux Saix le matin pour quelques ploufs. Le compte est bon, … pas mieux.
Orage confirmé l’après midi avec quelques bonnes averses.
Pliage secours, randos, shopping, belote, échecs.

Lundi 10 juin
Petite journée bis.
Vols aux Saix le matin où on retrouve les écoles locales. Tout juste de quoi sauver la journée.
Après midi tranquille où chacun flâne et s’occupe comme il p(l)eut…

Mardi 11 juin
Météo toujours incertaine. Le vol en local s’annonce encore compliqué, et la semaine est quasi bouclée.
On hésite sur différents spots situés un peu plus bas, qui s’annoncent possiblement volables l’après midi. Annecy, Le Revard, Le Semnoz, tous situés dans le même coin, avec les mêmes conditions.
On se met en route après un rapide déjeuner et c’est parti pour 1 heure 30 de trajet.
Une manche du championnat de France est prévue décoller en début d’après midi au Semnoz, qui remporte finalement les suffrages après quelques tergiversations en cours de route.
Le start de la compétition a été retardé à cause de la météo mais la manche est maintenue, et nous arrivons juste avant les derniers départs.
Une personne du staff nous demande gentiment de patienter le temps que tout le monde se mette en l’air, ce qui nous permet par la même occasion de profiter d’un joli spectacle, pas si fréquent pour les plaineux que nous sommes.
Nous chercherons en vain notre Christophe L mais il est déjà en l’air avant notre arrivée.
Nous décollons finalement vers 16 heures.
Et ce sera encore la bonne option du jour !
Vols dans les thermiques locaux pour ceux qui découvrent le site, et cross pour les crosseux. On croise la mêlée des quelques 80 compétiteurs qui reviennent pleine balle face à nous, magique.
Un petite échappée pousse un aller-retour jusqu’au Revard, puis plafond aux barbules sur le Semnoz, traversée vers Annecy, raccroche au Roc des Boeufs, transition vers les décos de Planfait et la Forclaz, la Tournette, le Lanfonnet, les Dents de Lanfon, et attéro à Doussard après 3 heures de vol en moyenne.
Les navettes convergent sur Annecy et récupèrent tout le monde, pour un retour au chalet tout pile à 21 heures.
On a raté l’apéro et l’heure du dîner, mais on rentre tous avec la banane et l’assurance pour chacun d’avoir sauvé la meilleure journée de la semaine.

Mercredi 12 juin
C’est déjà l’heure de ranger.
On s’active dans les couloirs, on range, on nettoie.
L’affaire est bien rodée et comme d’habitude, avec un petit déjeuner annoncé à 07 heures, les navettes sont rapidement chargées et le chalet prêt à être rendu.
Le retour se déroule sans difficulté sous une météo ensoleillée, avec une petite pensée pour Maxime G en longeant Bourg-en-Bresse.
Un bilan finalement positif pour ce séjour qui s’annonçait incertain, sans blessé ni bobo, avec trois belles journées, des sites différents et des vols quasiment tous les jours.
On a quand même de la chance.
A l’année prochaine.